Blason de la ville d’Élancourt Elancourt.fr

Histoire et patrimoine

Petit village au début du siècle, la Ville d’Élancourt s’est métamorphosée en cité moderne depuis son intégration à la Ville Nouvelle, tout en conservant son charme d’autrefois.

  Une onomastique étonnante

L’origine du nom « Élancourt » est relativement récente. Certes, une petite agglomération rurale anonyme existait sans doute dès le début de notre ère à proximité de Trappes, alors étape de la voie romaine menant de Paris à Dreux. Mais il faudra attendre le XIe siècle pour trouver trace d’un nom définissant une commune à part entière : ce sera « Aglini Curtis ». Issus à la fois du latin et du germain, ces termes signifient « la ferme enclose d’Aglin » ou encore « l’exploitation d’Agil ».

Au fil des siècles, les toponymes vont continuer d’évoluer au gré de la transmission orale. Ainsi Aglini Curtis deviendra Herencurtem en 1144, puis Elencuria en 1250, Ellencourt en 1472 pour aboutir enfin au nom actuel d’Élancourt en 1757.

Le boum démographique

En 1472, la petite commune d’Ellencourt atteint pour la première fois la centaine d’habitants. L’évolution très lente de la population va se poursuivre jusqu’à l’arrivée en 1970 de la Ville Nouvelle, synonyme de « boum démographique » extraordinaire : après avoir réuni 800 personnes en cinq siècles, Élancourt attire plus de 8 000 personnes en cinq ans ! En 1978, la Ville compte déjà 15 000 habitants !

Depuis 30 ans, Élancourt est devenue un des premiers pôles du développement urbain et économique à l’ouest de la Capitale et compte en moyenne 28 000 habitants.

Une ville à trois visages

© Musée de la Ville de SQY © Musée de la Ville de SQY

Le Village

Niché dans la vallée, avec ses maisons en pierre meulière, le Bassin de la Muette et l’Église Saint-Médard, le Village témoigne d’une autre époque. Constructions anciennes et contemporaines se côtoient harmonieusement dans un paysage de verdure très apprécié par les habitants.

© Musée de la Ville de SQY © Musée de la Ville de SQY

Le plateau

Depuis 1970 et la création de la Ville Nouvelle, le plateau, situé sur la partie sud d’Élancourt, s’est couvert d’une urbanisation moderne. Constitué en majorité de résidences et de groupes d’immeubles, le cœur urbain de la commune accueille les principaux services au public : Mairie, médiathèque, cinéma, police municipale, centres commerciaux…

© Musée de la Ville de SQY © Musée de la Ville de SQY

La Clef de Saint-Pierre

Appartenant autrefois à la commune de Plaisir, ce quartier a été rattaché à Élancourt en 1983. Tout d’abord zone industrielle, la Commune a souhaité en faire un quartier mixte mêlant activités économiques, habitat et services de proximité. Aujourd’hui, la Clef de Saint-Pierre c’est 12 000 emplois crées et 6 000 habitants avec un cœur commercial dynamique et attractif.

Les vestiges du passé

Deux vestiges médiévaux ont traversé les siècles sur notre commune.

© Ville d'Elancourt © Ville d'Elancourt

L'église Saint-Médard

L’Eglise Saint-Médard, de style “roman primitif”, dont la première pierre fut posée au Xème siècle. Médard, évêque de Noyon et de Tournai entre le Vème et VIème siècles, était célébré par les croyances populaires comme “influant sur le temps”…

© Ville d'Elancourt © Ville d'Elancourt

La Commanderie des Templiers

Du côté de la Villedieu, l’ancienne Commanderie de Templiers a également été conservée. Fondé en 1180, ce lieu constituait une étape de repos pour les pèlerins en route vers la Terre Sainte. On y trouve une chapelle qui demeure le dernier témoin médiéval de ce type dans toute la région. En 2006, la Municipalité y a installé une sculpture en bronze, le Templier, qui marque fièrement l’entrée de la Ville. Aujourd’hui, l’édifice abrite un centre d’art contemporain géré par SQY. C’est également un joli lieu de balade.

Le blason de la Ville

En 1973, la Municipalité lance un concours public pour choisir le blason de la Ville. Parmi les 5 propositions, c’est le blason actuel qui a été choisi.

Le blason d’Élancourt est vert comme la campagne du village. Le chevron d’or symbolise les routes qui la sillonnent.

Au milieu de l’écusson, le noir et le blanc sont les couleurs de l’étendard des Templiers orné de la croix rouge de l’Ordre de Malte. Au-dessus, la monnaie byzantine des Croisades est représentée par les trois besants blancs sur fond bleu, symboles de Saint-Germain- des-Prés. Les deux fleurs de lys rappellent la royauté et l’Abbaye de Saint-Denis.